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Avec mes amis français après ce 14 juillet 2016

le Sam 16 Juil 2016 - 1:02
Réputation du message : 100% (1 vote)
Qu’il est devenu moche notre monde, tellement moche qu’on se demande ou il va...
Les mots pour parler de cela ne servent à rien...
Il y a trop de larmes, de malheur, de morts et de victimes innocentes...

Je vais juste mettre un texte qui n’est pas personnel, je n’ai pas le talent pour ça...
Juste un texte que je lis et relis quand cela ne va pas bien...
Se laisser porter par la douceur et la simplicité pour oublier la fureur du monde....

Les geais
Il est quatre heures du matin sur le grand terril de Courcelles. La terre a été nettoyée toute la nuit et le ciel se lèvera dans une grande clarté.
On voit au loin la brume de mer, et quelques bateaux montant vers Rotterdam, et des bateaux de guerre dans la mer du Nord allant vers la guerre, la guerre du Nord, celle qui ne fait pas de bruit, mais ça sera bientôt arrangé. Le roi l'a dit.
Virgile s'est levé de bonne heure car c'est ainsi qu'on monte au grand terril de Courcelles, chez les oiseaux : son gamin lui a dit comment faire. Se lever de très bonne heure, manger une tartine, et monter sur le sentier encore noirâtre, avant qu'il fasse clair, et monter jusqu'à la forêt, car il existe une forêt à bonne hauteur du grand terril de Courcelles.
Il faut déjà bien grimper pour y arriver : des hêtres, des chênes, des bouleaux à ne plus savoir comment les mettre. Des charmes, des toutes sortes d'arbres qu'on ne rencontre pas souvent, des ormes.
Le tout, a dit le gamin, c'est d'aller doucement. D'arriver à la forêt, sans bruit, sans faire le moindre bruit, ni du soulier, ni de la poitrine, ni rien. D'avancer de plus en plus doucement, aussitôt que l'on se retrouve devant la forêt, et à ce moment-là, encore plus doucement, de ne plus faire qu'un pas devant l'autre avec des allures d'avant Jésus-Christ, d'avant tout le monde. D'aller doucement comme l'herbe qui pousse.
Et là, ça commence : le jour s'allume au bord de la terre. Le ciel s'éclaircit, et les oiseaux se mettent à se parler les uns avec les autres, à chanter. Là où il y a du chêne, il y a des geais avec leurs petites plumes bleues comme des flèches et leurs têtes de corbeau. Pas seulement ! Des merles, des troglodytes, des mésanges et des pouillots, des petits oiseaux de toutes espèces, et Virgile n'avance plus que pour dire, plus lentement que lentement. C'est ce qu'il a dit, le gamin : d'aller le plus doucement.
Si les oiseaux persistent à chanter, dans ce cas tu es dans la bonne lenteur, c'est bon, ça efface les bruits du monde. Tous les bruits, toutes les sonneries, les tremblements, les cognements, les heures de train, les piqûres, le gaz, les contentions, les clefs de voiture. D'être en haut du terril, les arbres, de ne pas faire plus de bruit que l'herbe qui pousse, et de se tenir dans le grand silence des choses, avec le ciel qui te nettoie de sa haute lessive sur tes yeux.
Si les oiseaux farouches te laissent faire, le bon silence, la juste immobilité, dans l'aube lavée, sous le joyeux ciel de juin, cotonneux et doux comme des roses blanches, tu te trouves au bon endroit du milieu de l'univers, et le vent te traverse.

Xavier Deutsch
Ecrivain
Chronique Journal Le Soir du 9 juin 2005
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Re: Avec mes amis français après ce 14 juillet 2016

le Sam 16 Juil 2016 - 5:43
coucou Henri Merci Merci c'est superbe bisous

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Re: Avec mes amis français après ce 14 juillet 2016

le Sam 16 Juil 2016 - 7:28
hello henri

merci pour ce texte superbe
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Re: Avec mes amis français après ce 14 juillet 2016

le Sam 16 Juil 2016 - 14:50
Beau !
merci,
Partir à la redécouverte de notre monde en Amour.
Merci
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